Le premier but est de combler un manque de main d'œuvre qualifiée en France. L'immigration choisie prévoit d'accueillir en priorité les immigrés qui ont des qualifications, selon des quotas fixés chaque année. Une liste de métiers a été publiée en fonction des régions.
Des métiers peu qualifiés sont prévus pour les immigrés de l'Union européenne (comme bûcherons ou laveurs de vitres). Au contraire, des métiers très spécialisés sont choisis pour les autres comme dessinateurs industriels ou informaticiens experts. Les métiers qualifiés concernent l'industrie, l'artisanat, l'hôtellerie ou le bâtiment.
La loi favorise aussi l'immigration d'étudiants étrangers souhaitant effectuer des études supérieures en France.
La nouvelle loi sur l'immigration renforce les conditions de ressources. L'immigré doit prouver que son salaire est suffisant pour avoir un logement et faire vivre sa famille.
De plus, les conditions de regroupement familial sont plus sévères.
En avril 2008, il y a environ 500 000 offres d'emplois auxquelles personne ne répond (alors que, paradoxalement, il y a officiellement 1,8 millions de chômeurs). Beaucoup de postes sont non occupés car ils demandent des qualifications. On estime que certains métiers importants et durs subiront bientôt une pénurie.
En France, les études professionnelles (BEP et BTS) sont dévalorisées. Certaines voies pourraient offrir des formations qualifiées, mais sont malheureusement perçues à tort comme des échecs scolaires. Du coup, selon certains, les élèves français n'ont pas envie de s'orienter vers ce genre d'études. Cela expliquerait une pénurie dans certains métiers qualifiés. À l'inverse, d'autres qualifications exigent de longues études supérieures. Selon certains, les élèves sont déstabilisés scolairement en raison de l'usage des nouvelles technologies.
Le but était de sélectionner les meilleures professions qualifiées dans les pays étrangers pour les amener en France et éviter les pénuries. On remarque donc que beaucoup de médecins spécialistes et informaticiens qualifiés viennent de l'étranger, notamment d'Afrique (en principal le Mahgreb).
Il y a aussi une mauvaise prévision des besoins en personnel dans certaines domaines d'activité. Si on se trompe, on donne une orientation fausse à la formation de la future main d'œuvre. Cela a été le cas pour les médecins ou les informaticiens dans les années 1990 : on a volontairement réduit les places d'étudiants dans ces formations car on pensait, à tort, qu'il y avait trop de médecins et d'informaticiens.
L'immigration choisie a pour but de pourvoir les postes non occupés en France de métiers importants et durs (chercheurs, chirurgiens, médecins, avocats, ingénieurs-informaticiens...). En effet, on estime que ces métiers subiront bientôt une forte pénurie d'ici 30 ans, au maximum.
Textes législatifs/réglementaires



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Modifié par les avenants du :
* 19 décembre 1991 (JO du 7 juillet 92, entré en vigueur en France le 1er juillet 1992)
* 8 septembre 2000 (JO du 16 octobre 2003, entré en vigueur en France le 1er novembre 2003.)
Accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République tunisienne en matière de séjour et de travail